Tin Déesse suprême


Nombre de messages: 268 Localisation: Quartiers plutôt pauvres Date d'inscription: 31/01/2007
Référence rapide Apparence: Déesse principale de la religion, représentée comme une femme à la beauté fatale, aux cheveux sombres et aux lèvres pulpeuses. Sa cruauté est sans égal. Métier: Tyran ? Quartier: Le monde !
 | Sujet: L’auberge du Fil rouge : description Mer 11 Avr - 17:52 | |
| L’auberge du Fil rouge
Pour commencer cette description il faut préciser que le Fil rouge est, selon la légende, le lien qui unit deux personnes. L’amour ou l’amitié, au choix. C’est pour cela que lesjeunes amoureux s’échangeaient un bracelet de cuir rouge lors du mariage. Bien sûr, maintenant que les mariages sont arrangés, cette coutume ne s’est pas perpétuée. Toujours est-il que le fondateur de cet établissement rencontra un jour une femme qui cueillait des fleurs dans un champ. Il en tomba follement amoureux, et celle-ci devint plus tard son épouse. Prenant cela comme un signe du destin, il acheta le champ à son propriétaire, construisit son auberge de ses propres mains à l’aide de ses fils et neveux, et plaça la porte d’entrée à l’endroit même où il avait rencontré la jeune femme.
L’édifice s’élève sur deux étages. C’est une maison à colombages, aux poutres noires et à la façade blanchie à la chaux. L’extérieur paraît propre, voire impeccable, mais ce n’est pas ce que l’on ressent lorsque l’on entre à l’intérieur... A l’arrière du bâtiment se trouve une cour, encadrée de l’auberge, d’une grange et des écuries où paissent les chevaux, chiens et faucons dont les maîtres prennent du bon temps à l’auberge.
Le premier étage est occupé par une taverne. La pièce pourrait être belle et spacieuse si elle n’était pas aussi miteuse. Les fenêtres sont si sales que les rayons du soleil ne peuvent traverser la couche de crasse, et si les tables sont nettoyées, cela ne se voit pas. Ces dernières sont disposées dans la salle comme au petit bonheur la chance, et les serveuses doivent souvent se contorsionner dans des positions étranges pour arriver à passer entre chaque table. Il manque souvent un voire deux pieds aux chaises, tabourets et tables, pour cause de fréquentes bagarres.En effet, l’auberge est ouverte à tous, pauvres comme riches, adorateurs de la religions ou pas. Elle est située entre les quartiers riches et les quartierspauvres, et se veut être un établissement entièrement neutre. Cependant, en cette période de trouble où Karos ne sait plus que faire pour étouffer les rebelles, ses hommes le font à sa place. Ainsi, la vieille dame assise au coin du feu autant que le solide gaillard accoudé au comptoir pourrait très bien être un/une fidèle de Karos et espionner toutes les paroles qui se disent, puis liquider ceux qui parlent trop. Dès lors, tout ce qui trouve dans la pièce peut-être utilisé comme arme. Les plus forts prennent la table où la chaise entière, d’autres se contentent d’un pied ou même de leurs propres dents. Le patron de l’auberge se souvient très clairement du jour où un homme a essayé de soulever le comptoir pour le projeter contre un soldat déguisé. Le comptoir en question étant lourd et solidement ancré dans le sol, il ne pu le soulever, mais l’on peut encore apercevoir les marques que ses ongles et ses dents ont laissés sur les coins.
Les bagarres dégradent le bâtiment, et le propriétaire n’a pas assez d’argent pour le restaurer, ce qui lui confère son aspect miteux alors que ce fut autrefois un commerce prospère. De plus, à la fois les combats et l’état de l’établissement repoussent les nobles gens. Et le patron a beau ne plus savoir quoi faire, il n’est pas stupide : pas d’aristocrate, c’est égal à peu d’argent, donc peu de restauration, ce qui entraîne le fait qu’il n’y ait pas de nobles. C’est un cercle vicieux, et l’aubergiste ne sait plus comment en sortir.
Au second étage, une dizaine de chambres. Elles sont en meilleur état que la salle du bas, mais ce n’est toujours pas le grand luxe. Dans chacune d’elle se trouve un lit dépourvus de rideaux ou de draps de soie, mais qui ne manque pas de minuscules colocataires qui grignotent à la fois draps, oreillers et dormeur. Au pied du lit, sur le plancher de bois grossier est déposé un coffre non moins grossier où les clients peuvent déposer leurs affaires. La chambre aurait pu être éclairée par de grandes fenêtres, si celles-ci n’étaient pas couvertes, comme celles du premier étage, d’une couche de crasse. Des rideaux assez lamentables mais pas encore en lambeaux pendent aux fenêtres, vestige de l’ancienne splendeur de l’établissement. Si le client le désire, il peut demander aux servantes de monter un baquet d’eau chaude, où il peut faire ses ablutions.
L’auberge autrefois prestigieuse (du temps du propriétaire qui donna à son établissement le nom de sa passion) est maintenant décrépie, mais ce n’est pas le résultat de la colère de Karos : seulement celle de ses sous-fifres, qui, irrités par sa neutralité, la mènent à sa fin petit à petit.
Quand au patron, secondé par sa femme, il tient tête à tout cela. Sans le sou, il n’a pas pu payer assez l’une de ses serveuses, qui l’a quitté. Sa femme est aux cuisines et ne peut donc pas servir en salle, et il ne lui reste que sa fille, qui, elle, lui est restée fidèle. Mais elle n’a que neuf ans et il répugne à l’employer. Il recherche donc activement une serveuse qui ne demande pas trop d’argent, tant qu’elle est nourrie et logée. |
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