Nom : Karos
Prénom(s) : Il se fait appeler « Legran ». En réalité, son prénom est Avaurthonn. On comprend qu'il ait voulu le faire oublier...
Age : 47 ans
Etat civil : Célibataire, et pas par obligation. Toutes les rumeurs courant sur un mariage dans sa jeunesse ont toujours été démenties.
Profession : archiprélat, dictateur
Camp : le sien. Le camp porte même son nom.
Adresse : La chambre la plus luxueuse du palace, dans les quartiers les plus riches. A quelques mètres à peine de la fameuse tour.
Père : Il fut Archiprélat également. Il eut beaucoup d'enfants, officiels ou non. En effet, ses maîtresses étaient nombreuses, et la seule femme avec laquelle il a officialisé son union était sa Prophétesse. Les rumeurs, d'ailleurs, disent que ces femmes sont si désirables, dôtées d'une beautée hors du commun, que tous les Archiprélats ont eu pour amantes les Prophétesses de leur règne.
Mère : Grande prêtresse et Prophétesse durant le règne du père de Karos, elle eut huit enfants. Le petit dernier, l'actuel Karos, était son préféré, et elle mit tout en oeuvre pour le faire monter sur le trône.
Frères et soeurs : Sept frères et soeurs, l'aîné est mort traversé par un carreau d'arbalète. Les autres disparurent, assassinés par les sbires de leur mère.
Autres membres : Karos est un cavalier seul, et il est fier de l'annoncer.
Description : Vous l'imaginez dragueur, grand, beau, richement
habillé et cruel, comme les méchants des contes ou des livres
fantastiques. Eh bien Karos est de taille moyenne, mince et même
quasiment décharné. Ses cheveux sont bruns, ses yeux bruns et il porte
une barbe de trois jours au moins. Brune. Cependant, même si il refuse
de l'admettre, il vieillit et sa chevelure tire désormais vers le gris.
Ses sourcils sont froncés et ses lèvres si fines qu'elles semblent
inexistantes. Son nez a été cassé alors que, petit, il jouait avec des
enfants de serviteurs, au palais. Pour les impressionner, il était
monté en haut d'un arbre. Maladroit à l'époque, il tomba. Ce n'était en
rien leur faute, mais son frère renvoya les parents de ses amis,
rejetant sur eux la culpabilité de sa chute.
Il est vêtu d'une
grande cape noire qui enveloppe tout son corps et claque autour de lui
lorsqu'il y a du vent. Une capuche recouvre son visage et rend son
apparence mystérieuse. Ses épaules ne sont pas assez musclées pour
paraître difformes face à sa maigre taille, mais il est assez fort et
sa poigne est de fer.
C’est un homme volontaire, qui prend seul ses
décisions. Néanmoins, son frère aimait s’entourer de conseillers et de
courtisans, et Karos perpétua la tradition. De ses huit frères, il est
le plus calme, le plus posé et distant. Il garde toujours la tête
froide, mais a le sang chaud et aime combattre. Il est cruel, mais
indifférent aux ordres qu’il donne. On dit souvent que l’indifférence
est le pire des mépris ; dans son cas, c’est vrai. Le peuple se sent
d’autant plus délaissé qu’il est décimé négligemment. Il excelle à
l’escrime, ayant été formé par les meilleurs maîtres d’armes. Sa mère a
beaucoup soigné son éducation, et il est lettré. Dans sa jeunesse, il
se révéla être un philosophe, un mathématicien et un astronome
compétent. De mémoire d’homme, il est exceptionnel de l’avoir vu
éprouver des sentiments. La douleur parfois, la colère de plus en plus
souvent, et la haine rarement. Il couche avec des femmes comme tout
homme en a besoin, mais ce ne sont rien d’autre que des objets utiles
pour assouvir son désir. En effet, il considère les femmes comme
inférieures. Mais les prophétesses sont toujours de sexe féminin (les
prophétesses sont des femmes sacrées, qui ont parfois des transes qui
sont quasi toutes puissantes : elles peuvent prévoir l’avenir, prévenir
d’un grand danger tout comme réciter la recette de la soupe aux orties.
Il y en a une par règne, et elle ne quitte jamais sa chambre du palace)
de même qu’il y a une grande majorité de prêtresses considérées comme
pures (à condition qu’elles soient vierges).
Histoire : Avaurthonn (mais où ses parents sont-ils allés chercher ce nom ?) est
le cadet d'une famille de huit enfants. Il avait dix-neuf ans d'écart
avec son frère aîné, et était le favori de sa mère, qui tenait à la
fois les rôles de Grande Prêtresse, Prophétesse et femme de
l'archiprélat. A la mort de son père, l’archiprélat en question, Karos
avait deux ans et demi, et à cet âge là, il avait déjà pour jeu
d’arracher les pattes des insectes, d’écraser les fourmis et de tordre
les ailes de papillon. Son frère aîné, Babiihyan, vingt et un ans,
monta sur le trône doré de chef de la religion. Cela faisait une
dizaine d’années que Babiihyan était sur le trône, lorsque Roland se
manifesta. En effet, le paratonnerre tomba en panne, l’année des douze
ans d’Avaurthonn. Il restait assez d’énergie à la machine
anti-gravitationnelle pour faire voler la cité quelques jours. C’était
une question d’importance cruciale pour tout le monde, et, malgré les
quatre murs du palace qui entouraient Karos, même lui entendit parler
de Roland, leur sauveur. Et il en entendit encore plus parler au sein
de sa famille, lorsque le petit génie se rebella contre
l’archiprélature. En entendant les termes qu’utilisait sa mère pour le
désigner, Avaurthonn commença à croire à ce qu’elle disait. Enfant
déjà, il haïssait Roland. Et cela empira...
Il avait vingt-quatre
ans lorsque son frère aîné, mourut, assassiné par un carreau d’arbalète
qui l’avait traversé de part en part. Sa mère, dont il était toujours
le favori, oeuvra pour qu’il passe premier dans la liste de succession,
n’hésitant pas à faire tuer ses propres fils, voire à les éliminer de
ses propres mains.
Karos fut sacré archiprélat le jour même où il
se retrouva fils unique. Il avait vingt-quatre ans et était déjà le
plus tyrannique des archiprélats, de mémoire d'homme. Il créa l'ordre
des Soldats de l'Eglise, qui patrouillaient dans les rues et
maltraitaient les habitants. Ils avaient pour seul but de prouver au
peuple que Karos était partout et les surveillait, et, accessoirement,
de chercher Roland. Durant son règne, il fit passer de nouvelles lois
qui oppressaient de plus en plus les pauvres. La haine qu'il vouait à
Roland depuis sa plus tendre enfance ne s'éteint jamais. Chaque échec
le plongeait dans une rage de plus en plus profonde, jusqu 'à ce que
l'idée d'attraper un jour le chef des rebelles et de lui faire subir
toutes les tortures possibles devint une obsession. Lui autrefois si
calme et posé s'enflammait dès qu'il entendait le nom « Roland ».
« Chaque règne a sa Prophétesse
» dit la loi. Celle de Karos, en vingt-trois ans de règne, personne ne
la vit. Il pensait qu'elle était sa seule faiblesse, aussi
l'enferma-t-il dans sa chambre du Palace dès qu'il sût qui elle était.
Il lui rend visite, chaque matin, et n'oublie jamais de verrouiller la
porte dès qu'il repart. Personne, de Hurao aux soldats qui gardent
l'entrée de la chambre, n'a jamais vu cette femme. Certains disent,
tout en sachant que c'est impossible, qu'elle n'existe même pas.
D'autres qu'elle est si belle qu'à sa vue n'importe quel homme meurt de
désir. Et d'autres encore affirment qu'elle est la maîtresse de Karos,
et qu'il veut la garder pour lui seul car il l'aime, profondément et
véritablement. Nul autre que Karos et la Prophétesse ne savent ce qui
se passe entre eux. Et toutes ces conversations de cuisine sont à la
fois très proches et incroyablement éloignées de la vérité.
Alors
qu'il régnait depuis trois ans, des Soldats de l'Eglise lui apportèrent
un petit couffin. Il était dans sa chambre, en plein acte avec une
courtisane, et l'interruption de ces hommes d'armes le rendit furieux.
Il n'en laissa rien voir, bien sûr, et afficha un visage froid
lorsqu'il enfila une robe de chambre. Il fit signe aux soldats
d'entrer, et s'assit dans un fauteuil. L'un des guerriers, le plus
jeune, amena maladroitement quelque chose qui hurlait. Un bébé. Pas
étonnant qu'il proteste, d'ailleurs, car le soldat le tenait par les
pieds, la tête en bas ! La courtisane, totalement dénudée, cria, et
prit le bébé des mains du jeune homme, qui eut le temps d'apprécier les
choix de Karos en matière de femme. Tous les soldats, d'ailleurs,
contemplaient la femme de haut en bas, et pour un peu on les aurait vu
se lécher les babines. Mais celle-ci n'en avait cure, et berçait le
bébé, qui avait cessé de crier, d'un air tendre et maternel.
Karos observa les soldats en fronçant les sourcils, et l'un d'eux lui expliqua l'histoire de Tyraphélis.
- Nous avons tué les parents, mais la petite n'est pas pervertie. Nous avions pensé qu'elle... pourrait vous être utile.
Karos
renvoya les soldats d'un geste de la main, puis fit comprendre à la
courtisane qu'il lui confiait l'enfant. Celle-ci accepta d'un signe de
tête, et l'archiprélat, content que l'affaire soit réglée, arracha le
bébé des bras de la femme, le posa sans ménagement sur le fauteuil,
puis se jeta sur la femme nue et reprit là où ils en étaient avant
l'irruption des soldats. Durant toute la nuit, Karos resta avec la
courtisane, et le bébé derrière eux pleurait.
Quatorze ans plus
tard, alors qu'il avait totalement oublié cette histoire, la courtisane
se rappela à lui. Elle avait appelé l'enfant Tyraphélis, et celle-ci
était devenue une jeune fille agréable à regarder. Sa mère adoptive lui
avait raconté une histoire à propos de Roland qui aurait tué ses
parents, et souhaitait maintenant que Karos enseigne à Tyra le
maniement des armes. Voyant que la jeune fille était volontaire, Karos
la prit sous son aile. Il lui enseigna le meurtre, et, à désormais 21
ans, elle est l'une de ses meilleures tueuses.
Une autre
anecdote parle d'Hurao, conseiller personnel de Karos. Celui-ci, alors
qu'il avait onze ans, avait été surpris en train de voler dans
l'enceinte même du Palace. C'était sept ans après l'histoire de
Tyraphélis, que Karos avait déjà oubliée. Les gardes, furieux,
l'emprisonnèrent. Mais lorsque le conseiller de Karos de l'époque vint
faire sa tournée annuelle des cachots (Hurao avait de la chance, il
avait été emprisonné trois jours avant cette tournée), il fut
favorablement impressionné par les talents du jeune garnement. Il
décida d'en parler à l'archiprélat, car ce garçon était prometteur. Ce
fut chose faite. Tout d'abord, Karos, qui n'avait que faire de ce
gamin, le laissa moisir aux cachots en songeant à le laisser jusqu'à la
fin de ses jours. Mais le conseiller, usant de persuasion, le convint
d'utiliser les talents d'Hurao. Karos prit ces paroles au pied de la
lettre et entreprit d'enseigner à ce jeune garçon la religion,
l'espionnage et tout ce qui pourrait lui être utile plus tard.
L'enseignement dura huit ans. Le conseiller de Karos exultait, se
disant qu'il avait sûrement du pouvoir sur son maître puisqu'il avait
réussi à le persuader de faire quelque chose. Mais son insistance se
retourna contre lui, car, un an plus tard, Hurao fut nommé conseiller
personnel. A sa place.
Depuis cinq ans, Karos est toujours là.
Il a désormais quarante huit ans, pas de successeurs, et l'intention de
régner aussi longtemps que possible. Il commence à vieillir, mais son
réseau de fidèles se resserre de plus en plus autour des rebelles.
Renseignements complémentaires ou signes particuliers : il n'est pas une nounou ! Si vous avez
l'impression qu'il a élevé lui-même tous ses fidèles, ce n'est qu'une
impression... Je suis bien obligée de suivre ce que les autres joueurs
ont dit...
Animal de compagnie : Hurao ? xD
Armes : Une épée, une dague et un couteau. Lors d'une
halte sur terre, son grand-père avait acheté une arme à feu, objet que
les païens appelaient pistaulé. Karos le garde précieusement, mais ne sait pas exactement comment s'en servir.
Lui-même ne se bat pas souvent, protégé par sa horde de gardes. Mais lorsqu'il le doit, il se révèle, malgré son âge, être bien entraîné.
Relations particulières : Hurao, bien sûr, son conseiller. Et Alia, la Grande Prêtresse et maîtresse d'Hurao. Enfin, Tyraphélis, qui est devenue sa protégée. Il fut forcé, bien sûr, de la recueillir. Cela lui a donné une bonne réputation, et, bien qu'il déteste ça, la population a semblé l'apprécier un peu plus, alors qu'il paraissait montrer un coeur. Cela n'a pas duré.
Il ne connait, bien sûr, pas tout ses soldats par leur prénoms, alors toute la ville ! La haute bourgeoisie l'écoeure, mais il a gardé les traditions des festins et des bals.
De l'autre côté de l'écran
Me voici, me voilà !
[ J'ai même réussi à faire concorder les dates ! Si vous calculez, Tyraphélis et Hurao sont apparus dans sa vie exactement au bon moment pour qu'aujourd'hui, ils aient respectivement 21, 25 et 48 ans ! ]